Dernièrement, l’équipe de football l’Olympique Lyonnais (OL) s’est rendu à Anderlecht pour un match. Grâce à l’excellent Lisandro Lopez, auteur des 3 buts, elle a battu son adversaire. La nouvelle qui nous intéresse dans cette rencontre sportive n’est pas vraiment son résultat mais que le club portait un maillot sur lequel figurait son nouveau sponsor, Betclic, le site de paris sportifs en ligne. Pour l’instant, les joueurs ne peuvent le porter que lorsqu’ils participent à un match à l’étranger. En France, cela est interdit puisque le jeu d’argent en ligne est encore illicite jusqu’à l’ouverture du marché prévue courant 2010.
Petite présentation de Betclic
Avant de pouvoir porter les maillots au couleur de Betclic, l’OL va devoir attendre que la loi soit effective. L’opérateur de jeux d’argent en ligne est spécialisé sur les paris sportifs sur Internet. Néanmoins, il possède aussi un casino virtuel et un site de poker en ligne. Ces concurrents les plus sérieux sont Bwin et Sportingbet mais également la Française des Jeux qui peut déjà proposer sur son site des paris sportifs, en toute l’égalité.
Un monopole d’Etat
En effet, actuellement, selon la loi, deux acteurs peuvent offrir aux internautes français du jeu d’argent en ligne. Il s’agit de deux entreprises publiques, la Française des jeux donc et le PMU. En effet, le gambling online est encore un monopole d’Etat en France. Les autres sites, que se soient de casino en ligne, de poker virtuel, de bingo online ou de paris sportifs sur Internet, sont ainsi illégaux pour l’instant. Néanmoins, les autorités n’ont encore entrepris aucune mesure contre eux sur le plan juridique.
La difficile question de la légalité
La raison de cette inaction provient sûrement de la difficulté de savoir si oui ou non ces sites sont condamnables. En effet, la majorité d’entre eux dispose d’une licence de jeu européenne délivrée par Malte, Chypre ou Gibraltar, par exemple. Ainsi, d’après les lois européennes, ils ont le droit de proposer du jeu d’argent à tous les internautes de l’UE.
La licence de jeu française
D’ailleurs, ces licences seront prises en compte lors de l’études des candidatures, par l’Autorité de Régulation des Jeux En Ligne (ARJEL), pour obtenir une licence française. Les grands groupes de casino, comme Joa, Barrière, Tranchant et Partouche, semblent déjà bien partie pour recevoir cette licence. D’autres sites sont également attendus comme ceux de Mangas Gaming, Chiligaming ou Serendipity.
Les membres de l’équipe de l’OL ont donc pu porter les couleurs de Betclic sur le terrain belge. Ils vont devoir attendre encore un peu avant de pouvoir à nouveau utiliser ce maillot. En effet, le prochain match à l’étranger n’est pas prévu pour tout de suite.
jeudi 17 septembre 2009