Depuis le début de l’année 2009, le gouvernement travaille sur le projet de loi de libéralisation du marché français du jeu d’argent en ligne. Il essaie de contenter à la fois les opérateurs, les joueurs mais aussi les caisses de l’Etat. En effet, si les acteurs attendent avec impatience l’ouverture pour se partager un marché de plusieurs centaines de millions d’euros, grâce aux taxes, la France devrait obtenir d’importants bénéfices. Ainsi, récemment, différents changements ont été apportés au projet de loi.
L’organisation d’une table ronde
En ce qui concerne le poker en ligne, le gouvernement a décidé depuis la fin du premier trimestre 2009 d’opter pour une taxation qui tournerait aux alentours de 3,5 à 4 % sur les pots. Cela n’a pas du tout plu aux joueurs qui ont rapidement contesté cette décision. Le rapporteur de la loi, Jean-François Lamour, a pris en compte ces doléances et à organiser une table ronde. Cette dernière réunissait les acteurs les plus importants du poker en ligne, avec les responsables des salles les plus prestigieuses comme Titan Poker, pour trouver une solution qui convienne à tout le monde.
La diminution du taux de taxation
La table ronde a permis à Jean-François Lamour de comprendre que la taxation prévue était excessive. La Commission des Finances de l’Assemblée Nationale a donc accepté de diminuer la taxe qui tournera autour de 2 % sur les pots. En outre, un maximum par joueur a été fixé. Il s’élève à 1 euro. Les joueurs ont donc réussi à faire changer la loi, en leur sens, avant qu’elle ne soit votée. Cela rassure les différents acteurs de l’industrie qui s’inquiétaient de la désertion des gamblers. En effet, ces derniers n’ont plus de raison de ne pas s’adonner au poker sur Internet, avec un taux peu prohibitif. Néanmoins, cette baisse doit encore être acceptée par le Sénat.
Plus de licences que prévues
Un autre changement est actuellement à l’étude. Le nombre de salles de poker virtuel disposant de la licence française risque d’être supérieur à ce qui avait été préalablement prévue. Actuellement, l’Autorité de Régulation du Jeu En Ligne (ARJEL) a déjà reçu une dizaine de candidature.
jeudi 03 septembre 2009